Vendredi 27 juillet 2007

Situation actuelle : Lili post-formation.
Etat : régressif. Cervelet en bouillie.
Résumé de la semaine : ingestion de la réalité suivante : l’intégralité de mon monde n’est constitué que d’un agglomérat d’informations complexes et mouvantes à retenir sous peine de mourir dans d’atroces souffrances sous les quolibets de mes congénères.
Prise de conscience : l’augmentation substantielle de mon salaire est intrinsèquement liée à l’augmentation substantielle de ma masse de travail.
Nouveau vice : bouteille de vodka sous le bureau pour tenir le choc.
Aspirations : in bed with Harry during the next two days.
Projets : fuir courageusement au Mexique.
Réalité : lundi matin, j’attaque une semaine de 356988523 heures de travail …

Citation du jour :
« Si j’avais su, j’aurais pas venu ! »

 

Mardi 17 juillet 2007

Nous approchons de la fin du monde. Ou, à défaut, mon environnement professionnel approche de la fin d’une ère mouvementée régentée par ma petite personne, pour entrer dans une période type glaciaire qui ne s’annonce pas plus folichonne. En effet à partir de demain, je forme ma remplaçante. Et dès lundi prochain, c’est moi qui serai formée. Ce qui veut dire que dans le premier cas je vais transmettre (mouahahaha) à une jeune innocente un savoir tout à fait relatif doublé d’une capacité certaine à ne rien faire, se perdre, s’enfermer, couper, déchirer, exploser, insulter et maudire. Elle a trois jours pour encaisser, après quoi si elle ne fait pas pire que moi c’est que je suis une piètre formatrice. Dans le second cas, une blonde  va essayer d’en former une autre (non, ça n’a rien de sexuel) pendant une semaine. Déjà, c’est mal engagé (ça n’a toujours rien de sexuel) parce que l’autre, c’est moi. En plus je me connais : en formation je dors (la voix du formateur se transforme systématiquement en une berceuse douce et mélodieuse), donc je n’apprends pas, donc je ne retiens rien, donc je panique, donc j’insulte et je maudis (on en revient toujours au même point). Mais finalement l’écrire me fait du bien. J’exorcise la chose en me rendant compte que tout n’est qu’un éternel recommencement. Mais cette fois c’est décidé : avec un peu d’effort, je peux devenir pire encore !
Promis, si je n’ai pas atomisé mon musée d’ici là, je vous raconte tout dans dix jours.

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Citation du jour :
« Un enfant prodige est un enfant dont les parents ont beaucoup d’imagination. »

Lundi 16 juillet 2007

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Un film de
David Yates, avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Robbie Coltrane …

L’histoire : Après avoir passé un été de plus chez les moldus, durant lequel il a ruminé les derniers événements en date, à savoir la mort de Cédric, le retour de vous-savez-qui et les yeux de Cho, Harry entame sa cinquième année à Poudlard. A sa grande surprise il va vite s’apercevoir non seulement que la communauté des sorciers ne croit pas un instant au retour de celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer le nom, mais qu’il est en plus considéré comme un jeune allumé. Et comme si ce n’était pas suffisant, Dolorès Ombrage, méchante femelle issue du ministère de la magie et toute de rose vêtue, va lui pourrir la vie … Pour le reste, lire les 4000 pages du tome V.

L’ambiance : Une poule n’y retrouverait pas son œuf. Le réalisateur a coupé, raccourci, écorné, écorché le roman pour faire tenir une succession d’images en 1h30 … Pour la toute première fois, une personne qui verra le film sans avoir lu le livre, perdra plus de la moitié de l’intrigue …

Les plus : Ca reste Harry Potter. Un peu.

Les moins : La fan dépressive que je suis ne se sent pas d’en faire la liste …

L’avis liliesque : Si la production avait bien voulu mettre la main à la poche, le film aurait largement mérité deux volets. Dommage que J.K. Rowling ait laissé cette adaptation sortir en salle telle quelle. David Yates a pourri ma vie. Il peut se mettre le balai de Harry dans le … Oh ! Pardon ! Toutes mes confuses !

Lundi 16 juillet 2007

« Centre d’appels B. Telecom bonjour ! »
« Bonjour Mademoiselle. Je suis navrée de vous déranger mais j’ai commandé un nouveau téléphone il y a quinze jours et je n’ai toujours rien reçu. »
« C’est quoi votre nom et adresse ?! »
(NDLR : « Pourriez-vous me communiquer votre nom ainsi que votre adresse ?» eut été acceptable également … )
« Je m’appelle Lili Praha et j’habite Rue des Petitsponts. »
« Ah non pas du tout ! Vous habitez avenue Lemaire. »
Silence consterné.
« C’est étrange pourtant … J’arrive parfaitement à entrer dans cet appartement rue des Petitsponts et en plus j’y reçois mes facture B. Telecom !! Et soit dit en passant, sur la dernière facture, le prix de mon nouveau téléphone est bien répercuté ! »
« Mais vous l’avez reçu alors ?! »
« La facture oui. Le téléphone non. »
« Alors on fait quoi ? »
Crise de nerfs intérieure.
« C’est pas vous la conseillère ? »
« Bon je vous adresse un bon de perte à me retourner rempli. »
« Et après ? »
« Vous serez recontactée par notre service clientèle. »
« Mais ce n’est pas vous le service clientèle ? »
« Si justement ! »
?????
« Alors voila Madame Praha, c’est fait, je viens d’imprimer le bon de perte et je vous l’adresse dès ce soir, avenue Lemaire. »

« Bonne journée et merci d’avoir appelé B. Telecom ! »

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Citation du jour :
« Vieillir c’est ennuyeux mais c’est le seul moyen qu’on ait trouvé pour vivre longtemps. »

Mercredi 11 juillet 2007

C’était un atelier pédagogique très classique organisé dans le cadre de la découverte du musée où je « travaille ». L’animatrice se tenait devant une quinzaine d’enfants (NDLR : Enfant : petit humain de moins de 120 centimètres, imberbe et au cervelet atrophié, mais déjà bien assez grand pour pourrir ma vie) et s’évertuait à leur raconter une histoire. Et moi j'étais plantée à côté de l’animatrice en question, notant tout ce qui serait susceptible de me servir dans mes nouvelles fonctions (comment perdre les enfants dans les salles d’exposition, comment planquer leurs corps sans vie dans un coin obscur, comment les obliger à défenestrer une œuvre majeure pour que jamais, ô grand jamais, ils ne puissent revenir dans mon musée, etc). Et j’étais toute à ces sublimes pensées lorsqu’un truc m’a tiré la manche.
« Madame ! Faut qu’j’fasse pipi ! »
J’ai penché la tête pour voir qui osait ainsi m’importuner. C’était un truc poupin, rosâtre, avec de vagues cheveux blonds qui tombaient sur les épaules et d’immenses yeux bleus (NDLR : dans dix ans elle sera ma pire rivale ...)
« Tu veux faire pipi ? Bien sur ma chérie ! Regarde là bas ce sont les toilettes. Mais fais bien attention : sous le lavabo il y a un monstre horrible avec des pustules et des griffes géantes. Il a arraché la tête à la dernière petite fille qui y est allée. On l’a mise dans une boite pour la rendre à son papa et sa maman. »
Et hop, un mouflet de moins, un !

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Citation du jour :
« Les producteurs de films ont tous des Rolls-Royce parce que dans le métro, il faut payer comptant. »

 

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