Je travaille dans un musée depuis quelques mois maintenant. Disons, je travaillais. Parce qu’il y a
deux semaines, j’ai déposé ma démission. C’est un peu comme une tradition chez moi, de démissionner régulièrement. En général ça m’arrive à chaque changement de saison. Je migre.
Quoi qu’il en soit, quelques jours après l’annonce officielle de mon départ, dans ce même musée, un poste plutôt très intéressant, très bien payé et très flatteur pour l’ego, se libère. Lili
inconsciente, Lili peur de rien, Lili postule. Et contre toute attente … Lili obtient le poste !!!
J’ai tout fait dans ce musée : je me suis coincée dans un ascenseur, trompée de bureau, j’ai failli tuer un collègue à coups d’agrafeuse, couper le courant intégralement, je me suis perdue
dans les salles où même les touristes américains ne se perdent pas, j’ai démonté la machine à café, j’ai râlé, j’ai contesté, j’ai oublié de venir et finalement j’ai démissionné. B’en
naaan ! Ca ne suffit pas. Ils me gardent quand même. Pour mon neurone en plus … Mouahahahahahaha !
Citation du jour :
« Les fonctionnaires sont un peu comme les livres dans une bibliothèque :
ceux qui sont placés le plus haut servent le moins. »

L’histoire : Jack Gramm est expert en psychiatrie et consultant au FBI en plus, parce qu’il faut bien boucler les fins de mois. Neuf ans après avoir fait condamner Jon Forster pour meurtre, il se trouve confronté à la réplique exacte des crimes de l’affreux bonhomme, alors que ce dernier croupit dans les geôles américaines en attendant son passage sur la chaise et en clamant son innocence. Pour corser le tout, un psychopathe fou furieux apprend au Sieur Gramm, par téléphone, qu’il ne lui reste plus que 88 minutes à vivre. Même pas le temps d’exploser son forfait.
L’ambiance : des minettes égorgées vives et pendues la tête en bas, des explosions, une puis deux Porsche ravagées, un amour pas vraiment possible … Le compte y est pour faire un bon thriller.
Les plus : Al Pacino c’est évident. Le grand, l’unique, le seul, le … Bref. Al.
Les moins : l’impression d’avoir déjà vu et revu et rerevu ce film. Du classique à la banalité, la frontière est mince.
Quand il arrive des choses sérieuses (voire graves) dans une vie, on remarque vite qui sont nos
amis, nos ennemis, les cons, et les décalés :
- Les amis : Je suis là si tu as besoin de quoi que ce soit ! D’ailleurs à partir de maintenant je dors devant mes emails et je garde mon téléphone portable sur « sonnerie maxi et
vibromasseur en plus !!!! » (J’ai des ami(e)s porté(e) sur la chose …). Tu appelles quand tu veux ! Et je mangerai même ta bouffe sans vomir si ça peut te remonter le
moral !
- Les ennemis : D’un autre côté Lili tu ne pouvais quand même pas imaginer qu’avec ton QI et ton physique et ton humour et ta banalité, les choses se passeraient bien ?! On savait tous
que ça allait foirer à cause de toi … Aller t’en fais pas, pour nous, tout va super bien !!
- Les cons : Il te reste toujours le travail. Tiens, d’ailleurs, tu devrais bosser plus. Surtout pour moi.
- Les décalés : Vois le bon côté des choses ! Elvis pourrait être mort à l’heure qu’il est !!!
Bah le tout, c’est de savoir faire le tri …
Citation du jour :
« Si Dieu descendait sur terre, tous les peuples se mettraient à genoux. Sauf les
français qui diraient : Ah c’est pas trop tôt ! On va pouvoir discuter un peu ! »
Je mesure 1.60m. Ce qui en soi, je vous l’accorde, n’est pas un scoop incroyable. D’ailleurs, dans ma vie quotidienne, je m’accommode plutôt bien cette taillounette légèrement en dessous de la moyenne. Généralement. Parce que là, l’été revient. Et avec lui, la chaleur dans les transports en commun. Et cette fantastique odeur corporelle qui émane de certaines personnes (prouvant une fois de plus que le déodorant n'est pas encore entré dans les moeurs ... ) Ces mêmes personnes qui, loi de Murphy oblige, lèvent toujours les bras pour se tenir aux barres prévues à cet effet. Seulement voilà, quand on mesure 1.60m, la biologie veut que notre nez se retrouve systématiquement à hauteur des aisselles de ces voyageurs … C'est ainsi qu'après plusieurs malaises violents, j’ai fini par me dire que si je n’étais qu’un rien plus grande, ma vie en aurait été changée… Comme en tout, ce sont finalement trois ou quatre centimètres de plus qui pourraient faire toute la différence …
Citation du jour :
« Si ce sont les meilleurs qui partent en premier, que penser des
éjaculateurs précoces ?! »
Ce matin j’ai appris la démission de Juppé grâce à la télévision, à la radio et à ma presse
quotidienne. Tout ça suite à la grande claque qu’il s’est pris aux législatives. Mais je ne reviendrai pas sur ce sujet, je ne suis pas une peste à ce point làhahahahahaha !
Monsieur a donc réuni moult et moult journalistes pour leur apprendre la triste nouvelle, à grand renfort de coups – de – gueule – post – électoraux genre « Si je pouvais
crever, vous seriez contents ! » Je crois que personne ne lui a répondu que pour une fois il avait entièrement raison mais le propos de cet article n’étant pas le droit à l’euthanasie
je passerai tout ceci sous silence également. Non, ce que je tiens à dire, c’est que je suis jalouse. Très jalouse. Parce que MOI lorsque je démissionne (ce qui m’arrive en moyenne trois fois par
an quand même !) personne n’organise une conférence de presse pour l’annoncer au monde entier. Le politicien n’est décidemment pas un citoyen comme Lili ...
Citation du jour :
« Les hommes sont toujours sincères. Ils changent de sincérité, voilà tout ! »
