Il faut appeler un wapiti un wapiti : les hommes ont des cerveaux en tous points supérieurs aux nôtres, pauvres femelles que nous sommes. Car ces messieurs sont les inventeurs de merveilles technologiques absolument vitales. Les talons aiguilles, l’épilateur électrique, la gaine, le mascara, les substituts de repas, le stepper, les micro-jupes, les épingles à cheveux, le pèse-personne, les bigoudis, la pilule, la gynécologie, les seins en silicone, la lipo-aspiration, les magasines féminins ou encore les crèmes amincissantes anti-capitons à la caféine. Eh oui Mesdames, tout ça, c’est de leur fait à eux, nos maîtres, nos mentors, nos héros.
Mais là où réside leur véritable génie voyez-vous, c’est que de toutes ces inventions, il n’y en a pas une seule pour eux …

Citation du jour :
« Si je ne suis pas contrariante, c’est qu’il y a un problème. »
J’ai décidé de prendre sur moi et de faire un effort shopping. Il est temps en effet que je trouve une nuisette digne de ce nom et que je laisse tomber mon vieux tee-shirt, celui qui est tout détendu, qui fait quinze tailles de plus que la mienne et qui est, à lui seul, un anti-sexe et contraceptif hyper puissant. J’ai donc erré dans les allées d’une boutique et les bras chargés de dix modèles différents, je me suis finalement enfermée dans une cabine d’essayage. Modèle numéro 1 : trop court. Modèle n°2 : trop prostipute. Modèle n°3 : top génial excellent mais c’est un tee-shirt blanc 100% coton … Modèle n°4 : trop noir. Modèle n°5 : ah … Ah oui … Ca pourrait faire l’affaire…
Je m’extirpe donc de ma cabine, histoire d’aller admirer le résultat dans le miroir mis à disposition de toutes les acheteuses compulsives. Je tourne, retourne, reretourne. Je n’arrive pas à me décider jusqu’au moment où un type me lance :
« Vous devriez la prendre. Elle est classe. D’ailleurs je vais dire à ma copine de prendre la même. Mais je crois que vous la portez mieux qu’elle. »
Gênant. Mais flatteur. Mais gênant. Surtout que ladite copine était juste derrière lui, rouge vif (couleur que nous, femmes, prenons habituellement quand nous hésitons entre la rage incontrôlée et la jalousie absolue), tremblante et probablement armée. J’ai décidé de les laisser à leurs amours mourantes et je me suis éclipsée sur la pointe des pieds.
Mais pourquoi faut-il que même à moitié nue dans une boutique hyper branchouille où je ne fais rien de mal et ne parle à personne, les choses tournent encore à la catastrophe pour moi ?! C'est cette nuisette ! Elle est maudite !
Citation du jour :
« Si la vie n’est pas rose, de quelle couleur est-elle ? »
On fait tous des erreurs dans la vie. Mais c’est vrai, moi j’en fais tous les jours. Aujourd’hui par exemple, j’ai téléchargé
Citation du jour :
« Ce n’est pas que la vie soit courte, c’est que le temps passe vite. »
C’est dit. Chirac ne se représentera pas. Il l’a annoncé dans son magnifique discours préparé par toute une équipe en communication richement rémunérée pour ses services. Ce même discours qui a mis la larme à l’œil à tous. Enfin à tous ceux qui sont trempés dans les affaires jusqu’au cou et à qui il reste moins de quelques semaines pour quitter
Mais retenons quand même trois points essentiels de ces touchants adieux.
Premièrement Chirac nous aime, nous, simples français. C’est lui qu’il le dit, la voix tremblante, le geste marqué d’émotion. On aurait presque tendance à le croire d'ailleurs. Ce qui prouve bien qu’on peut aimer quelqu’un et l’entuber du début à la fin.
Deuxièmement, Chirac n’apporte toujours pas son soutien officiel à Nico. Pas glop dans les chaumières de la droite française. Et nous pendant ce temps, on l’imagine avec délectation nous faire la joie d’un « je vous invite à voter Besancenot » au prochain 20 heures de PPDA.
Troisièmement, et pour être un rien plus sérieux, il nous reste aujourd’hui le choix entre Sarko, Ségo et Bayrou. Non pas que Chirac ait été une alternative hautement positive à ce trio de choc mais quand même, ça nous promet un magnifique quinquennat, non ?
2, 1, 0, -1, -2, -3. J’étais arrivée à destination. L’ascenseur a stoppé sa descente. Il a émis ce « bip » particulier à tous les ascenseurs qui arrivent en fin de course puis un inquiétant « zwiiing » venu de nulle part et … Et plus rien. J’étais debout, immobile, anxieuse devant ces portes qui refusaient de s’ouvrir pour me rendre ma liberté. Mais j’ai lutté courageusement pour ne pas céder à la panique tout de suite. J’ai respiré par le ventre, ouvert mes shakras aux ondes positives, psalmodié deux ou trois paroles de magie noire dans le but (vile) d’effrayer les portes et de les forcer à s’ouvrir. Tout ceci sans le moindre succès. Evidemment.
Le gros bouton rouge (celui sur lequel est inscrit « Si l’ascenseur s’arrête entre deux étages, ne paniquez pas, nos dépanneurs seront là en quelques minutes ») m’appelait de sa voix mielleuse. Alors j’ai appuyé.
« Sécurité j’écoute ! »
« Euh … Oui … C’est Lili … Encore … Je suis coincée au – 3 dans l’ascenseur. Les portes ne veulent pas s’ouvrir … »
« Tournez-vous. »
« Pardon ? »
« Tournez-vous ! »
J’ai pensé qu’il voulait s’assurer que je n’étais pas armée. Peut-être. Alors docile, je me suis retournée, prête à lever les mains s’il le demandait. Et là, stupeur. La porte de derrière était grande ouverte. Cette seconde porte à laquelle on ne fait jamais attention. Cette seconde porte qui ne devrait pas exister. Cette seconde porte créée par un ingénieur en ascenseur dans le seul but de me faire honte un jour.
« Euh … Merci… »
Et là, comme si ça ne suffisait pas, le gars de la sécurité a répondu :
« Ouais, ouais c’est ça … Aller, à bientôt ! »
« Celui qui ne se plante jamais n’a aucune chance de pousser. »
